Le bilan culturel de septembre

En septembre c’est la rentrée, mais rentrée ne rime pas forcément avec morosité ! Au contraire, c’est l’occasion de démarrer une nouvelle année (scolaire, universitaire, professionnelle) avec de nombreuses nouvelles envies, nouvelles résolutions, nouveaux objectifs, et donc de découvrir énormément de choses ! Pour ma part cette année j’ai décidé de m’accorder un peu plus de temps pour faire des choses qui me font plaisir – j’ai eu tendance les années précédentes à complètement me laisser absorber par la fac, mais maintenant j’ai envie d’ouvrir un peu plus mes horizons. Et j’ai commencé sur les chapeaux de roue. Alors c’est parti pour le bilan culturel de ce mois !

  • Vie parisienne 

Ce mois-ci j’ai décidé de sortir un peu plus et de (re)découvrir certains lieux, et certains quartiers. J’ai visité énormément de choses, fait beaucoup de balades (mais heureusement je suis très très loin d’avoir épuisé le macadam parisien !) mais je retiens deux expériences ce mois-ci, toutes les deux situées à peu près dans le même coin de Paris :

Le Perchoir : Aujourd’hui, « Le Perchoir » se décline en plusieurs établissements, le plus connu étant sûrement celui du Marais. Mais à l’origine, ce bar-restaurant en rooftop avait élu domicile rue Crespin du Gast, à Ménilmontant. Ouvert à partir de l’après-midi et jusqu’à 2 heures du matin, le bar dispose d’une salle intérieure mais c’est surtout la vue qui vaut le coup d’oeil. Ambiance très cosy, la musique appelle à la détente et à passer un moment chaleureux entre amis, plutôt qu’à une soirée de déchaînement total. Un coin sympa pour prendre l’apéro ou finir sa soirée – bémol sur les prix : comptez 12e pour un cocktail ou une coupe de champagne. Pour plus de renseignements, c’est par là.

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Se perdre dans le street-art parisien : Je vous avais parlé de ma balade « spéciale street art » à Lille – mais Paris aussi regorge de fresques et de tags géants à couper le souffle, particulièrement autour de Belleville et dans le 11ème arrondissement. Rendez-vous rue Bichat pour voir un mur entier recouvert par différents graffeurs, près du Canal St-Martin pour des fresques murales impressionnantes et surtout dans la fameuse rue Denoyez, dont absolument toutes les façades sont couvertes de tags et fresques. Et après en avoir pris plein les yeux, continuez simplement jusqu’au bout de la rue pour prendre un en-cas au « Barbouquin« , un salon de thé/café qui propose des snacks faits maisons, le tout entouré de livres que vous pourrez feuilleter. Je n’ai pas encore testé, mais c’est le genre d’adresses qui me plaît vraiment, donc j’irai sûrement y passer un après-midi pluvieux pour travailler dans une ambiance chaleureuse et décontractée, un de ces jours !

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  • Films

justelafindumondeJuste la fin du monde, Xavier Dolan (2016) : Un auteur à succès de théâtre retourne dans sa famille après 12 ans d’absence pour annoncer à ses proches sa mort prochaine ; le film, un quasi huis-clos, met en avant l’incapacité à communiquer dans une famille où les rancoeurs et les non-dits ont pris le pas sur les relations de ses membres. Ayant déjà regardé, et beaucoup apprécié 3 films de Dolan (J’ai tué ma mère, Les Amours imaginaires et Mommy – avec un gros coup de coeur pour l’esthétique des Amours imaginaires), ce film était pour moi un incontournable. Si j’ai été un peu déçue et que j’ai trouvé plus compliqué d’entrer dans l’univers de Dolan que d’habitude – il est toujours difficile d’adapter au cinéma une pièce de théâtre, d’autant plus lorsque le thème (l’incapacité de dialoguer) empêche d’instaurer une relation dynamique entre les personnages -, l’oeuvre n’en reste pas moins réussie : on retrouve toujours ce goût de l’esthétique si cher à Dolan (avec particulièrement une scène de flash back pleine de poésie, où les couleurs pastel, un peu voilées et la musique, seule bande sonore de la séquence, propulsent le spectateur dans les souvenirs du personnage central), la bande-son est soigneusement choisie et le casting, impeccable. Dommage que le réalisateur ait cette fois abusé de ce qui a fait son succès, ce qui donne lieu à une réalisation parfois un peu lourde d’ « intellectualisme », et que le scénario résulte en un film finalement assez lent. Bref, un bon film en termes d’image et de son, mais ce n’est pas le chef-d’oeuvre que la critique a pu présenter. – En salles depuis le 21 septembre.

ameliepoulainLe Fabuleux destin d’Amélie Poulain, Jean-Pierre Jeunet (2001) : Oui, j’arrive après la bataille, mais voilà j’avoue tout : avant de le regarder il y a quelques semaines, je n’avais jamais vu ce film. Il paraît pourtant que c’est un incontournable de ces dernières années mais je n’avais jusque-là jamais eu l’occasion (ni jamais pensé, en fait) à le regarder. C’est à présent chose faite et pour le coup, je n’ai pas été déçue. La si célèbre musique du film s’accorde parfaitement à l’univers poétique et féérique, voire un peu fantastique, de l’histoire. Le premier adjectif qui m’est venu en tête au visionnage, c’est « mignon ». Ce film est une vraie bouffée de tendresse, le récit est adorable et l’univers visuel charmant aussi. Et, voir des lieux parisiens que je côtoie assez fréquemment (et dont je me rends du coup compte qu’ils ont beaucoup changé en seulement 15 ans !) transposés dans cet univers un peu rêveur, ça a quelque chose d’amusant. Moi qui avais peur de détester puisque je ne suis pas une grande fan d’Audrey Tautou, je me suis finalement régalée avec ce film. A revoir ou à découvrir donc (pour ceux qui comme moi, sont encore des ignares d’Amélie Poulain).

  • Sorties culturelles

– J’ai fait de nombreuses expositions ce mois-ci, et elles m’ont quasiment toutes laissé assez de contenu – et plu ! – pour que je leur consacre un papier entier (mention spéciale pour l’exposition Magritte et pour les Journées du Patrimoine). Mais il y en a une dont je ne vous ai pas parlé et qui était pourtant très chouette, c’est l’exposition « Une éducation sentimentale » à la boutique Chaumet, place Vendôme. Elle est malheureusement terminée depuis le 24 septembre – ceci dit, vous pouvez toujours, pour le plaisir des yeux, aller faire un tour dans la boutique ! Il s’agissait de montrer les divers bijoux de mariage et/ou de fiançailles conçus à la fin du XIXème et au début du XXème siècle par Chaumet lui-même. Aigrettes, bracelets et bien sûr bagues de fiançailles, quelques pièces étaient réunies dans une exposition en taille réduite (20 minutes grand maximum !). Mais c’était très réussi malgré tout – la finesse des bijoux, leur élégance, et l’ambiance créée pour l’occasion avec notamment un couloir tapissé de moquette rouge dans lequel on entendait les battements d’un coeur – et il y avait presque quelque chose d’émouvant devant la délicatesse des pièces proposées. Et puis, entre la promenade que l’on peut faire ensuite dans le très chic quartier et l’amabilité des vendeurs, c’est décidément un moment agréable, même si entrer dans une boutique aussi luxueuse peut paraître intimidant.

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  • Lectures

C’est – étonnamment ! – le point faible de mon septembre culturel. Entre l’escapade à Lisbonne, la rentrée universitaire et les nombreuses expositions auxquelles j’ai assisté, la lecture est un peu passée à la trappe ce mois-ci – ce qui me surprend moi-même étant donné que la lecture est, habituellement, une de mes activités favorites. Et je commence d’ailleurs à en ressentir le manque. Aucun livre à vous suggérer pour ce mois-ci donc, mais, si vous parvenez à vous le procurer, un excellent dossier paru début septembre dans Le Courrier international concernant l’information et les nouveaux moyens de communication – qui m’a d’ailleurs inspirée à rédiger cet article. Si vous souhaitez vous le procurer, je vous le recommande vivement : comme toujours dans Le Courrier international, le sujet est extrêmement bien documenté, complet, et propose des points de vue complémentaires. Et puis, il s’agit d’un thème assez capital aujourd’hui vu la circulation accélérée de l’information et notre dépendance à celle-ci. Pour y avoir accès, c’est par ici.

Voilà pour ce que m’a apporté septembre en termes de découverte et de culture, j’ai hâte de voir ce qu’octobre me réserve – même si j’ai déjà quelques petites choses très chouettes de prévues, et dont j’ai hâte de vous parler ! Et pour vous, septembre, ça a donné quoi ?  

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