Carnet de voyage : Septembre à Lisbonne

Hello tous ! Après quelques jours d’absence, je rentre tout juste d’une petite évasion à Lisbonne… et je n’ai déjà qu’une envie, y retourner pour explorer ce que je n’ai pas pu faire pendant ce séjour.  Ce n’est pas une ville immense en superficie (100 km²) mais elle est très riche en monuments, choses à faire et découvrir, et ambiances desquelles s’imprégner. Impossible donc de tout voir en 4 jours, mais cela suffit pour avoir un vrai coup de coeur ! On commence la visite ?

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Le meilleur moyen de découvrir Lisbonne, on s’en rend compte assez vite, c’est encore de le faire avec ses pieds. En arpentant les rues, on passe à travers une foule de maisons colorées (qu’elles soient peintes ou recouvertes de faïence, les fameux azulejos) et on circule dans des quartiers où l’ambiance est tantôt à la fête, tantôt à la détente en train de discuter à l’ombre des maisons ou de regarder les touristes s’émerveiller. Quand on flâne dans les ruelles un peu isolées, sur les hauteurs, on retrouve un côté « petit village » très agréable, une vraie bouffée d’air frais au milieu de la ville qui, dans les lieux touristiques ou aux carrefours de circulation (près de la gare de Caís do Sodre par exemple) peut vite devenir bondée et bruyante. Découvrir Lisbonne en marchant, c’est aussi le meilleur moyen de constater que la ville est bien, bien loin d’être plate. Ça monte, ça descend, ça tourne, le moins que l’on puisse dire c’est qu’on sent ses jambes travailler et que le verre en terrasse en fin de journée est plus que mérité.

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Mais ces efforts sont toujours récompensés : la « ville blanche » est constellée de belvédères (les miradouros) qui offrent une vue imprenable sur la ville et le Tage. Celle depuis le Château Saint-Georges, par exemple, est à couper le souffle : devant vous s’étalent l’eau, la ville et ses façades bleues, roses et surtout jaunes qui ressortent sur fond de toits rouges, et au loin les docks et le pont – le tout à l’ombre des pins. Peut-être moins connu, plus difficile d’accès aussi (c’est le belvédère le plus haut de la ville et assez excentré), le miradouro da Senhora do Monte permet d’observer le château Saint-Georges, le Tage, le quartier de la Baixa et les quartiers plus récents, le tout assis sur les bancs disposés devant une petite chapelle. Une pause très appréciable après les – très – longs escaliers qui y accèdent. Même en-dehors des belvédères conçus pour laisser une vue imprenable aux visiteurs, la ville offre des points de vue un peu au hasard des balades, au détour d’une rue ou par surprise après avoir gravi quelques marches. C’est presque ça qui est le plus magique : se balader et, soudain alors qu’on ne s’y attendait pas, voir la ville s’étaler sous nos yeux. Même lorsque vos jambes ne répondront plus, la promenade n’est pas finie : vous pouvez toujours emprunter l’un des nombreux trams et elevadores qui sillonnent les rues et donnent un nouveau regard sur celles-ci, en plus d’être un vrai retour dans le temps (à part la ligne 15E qui va à Bélem, les tramways n’ont pas été changés depuis leur création – ce qui est plus ou moins rassurant lorsque l’on croise une voiture dans une ruelle étroite et escarpée et que son conducteur ne semble pas vouloir rebrousser chemin !).

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Flâner occupe déjà une bonne partie de l’exploration de la ville – mais Lisbonne est aussi un centre de culture extrêmement riche, qui propose une multitude de musées, monuments, points d’intérêts… Malheureusement (ou heureusement ! ça offre un prétexte pour revenir) on ne peut pas tout faire d’un coup, d’autant qu’il faut se donner le temps de digérer tout cela. Pour notre escale lisboète, nous voulions absolument voir le château St-Georges, Belem (sa tour et son monastère), la fondation Calouste Gulbenkian, des églises, et un maximum de quartiers typiques. Pour 4 jours, en comptant les heures de déambulation et de visites imprévues, c’était peut-être un peu ambitieux. Mais faisable ! Et tout valait le coup d’être vu : pas besoin de m’étaler plus sur le château – le voir soi-même est de toute façon l’idéal – ; le musée Calouste Gulbenkian, du nom du propriétaire du fonds dont proviennent les quelques 1000 oeuvres exposées, est incroyable par la richesse et la diversité des pièces présentées : tapis persans, objets de la Chine du XVIIème siècle, tableaux de maîtres (Rembrandt, Van Dyck), meubles Boulle, bijoux Lalique… un concentré d’histoire de l’art ! ; les églises, tantôt très baroques (comme l’église Saint-Roque, dont l’intérieur abondamment décoré de sculptures, azulejos et moulures en or est à ne plus savoir où donner de la tête), tantôt désolées (notamment l’église Sao Domingos et son ambiance si particulière due entre autres aux traces de brûlures sur ses murs) sont tellement omniprésentes que ne pas s’y aventurer est presque impossible. Quant à Belem, le blanc de la tour et du monastère se découpent nettement sur fond de ciel bleu : on ne remarque qu’eux ; leur architecture si particulière est un régal pour les yeux tant elle comprend de détails et de fioritures. Pour le reste, il faudra y retourner : après plusieurs jours de crapahutage intense, un trajet en tramway à l’heure de pointe sous un soleil écrasant, et juste avant de reprendre l’avion, l’idée d’une visite approfondie nous a finalement parue assez peu raisonnable et nous avons préféré profiter de la vue et des parcs du quartier…

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Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette richesse de monuments et de lieux à voir est loin de faire de Lisbonne une ville-musée. Au contraire, c’est un endroit extrêmement vivant et animé, tout au long de la journée mais aussi de la nuit. Les fêtards ne seront pas déçus : dans les quartiers connus pour leur sens de la nouba, la vie nocturne est très remuante. Les bars ferment, pour la plupart, assez tard dans la nuit (de toute façon, les discothèques des docks prennent ensuite le relais) et on peut passer une soirée très peu onéreuse puisque comme dans les supermarchés et restaurants, les tarifs pratiqués sont largement abordables. Des shots et des pintes de bière à partir d’1€, des cocktails de 60cL à 2,5 ou 3€… Au retour, votre pinte en happy hour à 4,5€ vous paraîtra être la plus grosse arnaque possible. C’est d’ailleurs un autre des points positifs : il est possible de partir à Lisbonne pour vraiment peu cher. Les plats au restaurant se situent autour de 8-10 euros et sont bien garnis (dans un restaurant du Bairro Alto, le quartier de la fête, nous avons fait un repas délicieux pour moins de 30 euros, comprenant 2 plats, 1 accompagnement, 1 dessert et 2 boissons) ; et en termes d’hébergement, des solutions peu onéreuses existent aussi. Nous avions de notre côté opté pour une auberge de jeunesse située en plein centre et très bien desservie, très propre et moderne, et assez calme (nous avons d’ailleurs croisé de nombreuses familles) – le tout pour 22 euros la nuit, petit-déjeuner inclus.

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Moment de détente à l’auberge de jeunesse

S’il fallait résumer Lisbonne, ce serait donc : animation, couleurs, beauté, émerveillement, joie de vivre… je continue ? Bref, pour ma part l’heure de la rentrée a sonné et plutôt que les villes portugaises c’est maintenant les amphithéâtres que je vais (re)découvrir. Mais si vous étiez à la recherche d’une destination sympa et accessible pour quelques jours (ou plus !) n’hésitez pas et optez pour la capitale portugaise où il fait décidément bon se promener et profiter de quelques jours de repos.

 

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